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Le livre est un essai qui propose un point de vue original au sujet de la véritable nature du christianisme.

Bien que possédant des sources juives et se réclamant héritier du judaïsme, le christianisme est en réalité une adaptation du judaïsme par la religion romaine.

Le livre montre que c'est l'évolution naturelle de la religion des romains qui donne naissance au christianisme et non une évolution venu du judaïsme.

Le christianisme est la religion romaine.

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13,3x20,3 cm

325 pages

Comment les Romains ont créé Dieu à leur image ?

Est-ce une question ou une affirmation ?! Pendant des siècles, les juifs ont subi de nombreuses persécutions à cause de la mort de Jésus. Son histoire est racontée dans les Evangiles et tout le monde a sa petite idée de la vérité. Mais a-t-on bien compris ce qu’écrit l’Evangile ? Et si le christianisme n’était pas la religion que Jésus a défendue ? Comment s’est-il imposé chez les Romains ? Jésus était juif : une lecture juive de l’Evangile s’impose. Jésus est devenu le grand Dieu des Romains : une lecture romaine du judaïsme s’impose. Car Rome aime les religions des autres. Alors si les juifs identifient les Chrétiens d’aujourd’hui au monde romain, il faut de ce point de vue, se poser cette question : comment les Romains ont façonné Jésus à l’image de leur religion ?

Dans ce livre je raconterai modestement l’histoire de Jésus dans un premier temps. Je suivrai le déroulement de sa vie en expliquant les facettes juives de la personnalité de chacun des acteurs. Je me contenterai du texte de Matthieu. J’en dégagerai les leçons du maître en trouvant ses équivalences dans le judaïsme. Mais je n’explorerai pas tous les aspects de l’évangile car mon but est d’attirer l’attention sur la dimension juive du texte, de Jésus, des miracles et des débats qui y sont exposés.

Je montrerai ensuite l’ambivalence des premiers Chrétiens, la différence entre la pensée du maître et des disciples, entre les Chrétiens d’origine juive et ceux d’origine païenne. Le christianisme naissant n’est pas incompatible avec le judaïsme des premiers chrétiens.

J’analyserais par la suite la religion romaine où je rapporterai succinctement ce que les études historiques permettent de découvrir sur ce sujet. On y découvrira la sincérité de cette religion, la piété respectable qui en découle, le polythéisme et le sacré romain. Ce sera la base pour comprendre une religion qui accepte de faire évoluer ses propres divinités au gré de l’Histoire.

Une partie sera consacrée aux problèmes entre Juifs et Romains. J’y évoquerai les relations entre les deux entités, le conflit théologique qui finit par surgir et détruire le pays de Judée. Il s’agira de préciser le climat dans lequel le christianisme progresse.

S’inscrivant dans l’étude religieuse du monde romain, le chapitre sur la religion de Noé montrera l’ouverture religieuse des Juifs et des Romains. Mais il évoquera la problématique de la disparition du Temple et l’héritage inaccompli des maîtres juifs pour leurs disciples.

Les problèmes inter-romains sont à la base d’une approche religieuse de l’autorité. Les persécutions chrétiennes font partie d’une politique de gestion intérieure de l’empire. Je montrerai que le souci de dominer les cultes divers par le sénat ou l’empereur est prépondérant dans la politique romaine. Comment des Chrétiens peuvent-ils échapper à l’influence de leurs empereurs ?

L’avant dernier chapitre montrera que les Chrétiens trouvent des défenseurs méritants au sein des citoyens qui étudient la religion nouvelle pour en démontrer sa légalité à l’autorité impériale. Celle-ci finira par accepter cette religion en présidant les débats internes au christianisme qui conduiront à l’élaboration du credo.

Enfin, le dernier chapitre mettra en lumière l’opposition cultuelle entre Juifs et Chrétiens. Le chapitre montrera que la résistance théologique juive au christianisme sera mal interprétée. J’en donnerai les raisons essentielles en expliquant pourquoi ils seront accusés de toutes sortes de maux dont ils ne peuvent pas être tenus pour responsables.